| |
| |
|
|
|
|
| |
LE VOYAGE
|
|
| |
|
|
|
|
| |
| |
Raconter l'histoire d'une Diagonale de France
sans parler de ce que l'on vit pendant le voyage serait incomplet. Ainsi, j'ai plaisir à raconter ce dont
ma bicyclette a été témoin pendant ce voyage aller. Profitez de ce chapitre, car le voyage
retour ne sera pas raconté. Il se passera dans la voiture, le vélo enchaîné près
des bagages, entre la Bretagne et L'Isère... Pour me rendre sur le départ de cette Diagonale, j'ai
une nouvelle fois pris le train...
|
|
|
|
| |
|
|
| |
| |
Ce sont peut-être mes parents qui m'ont donné la
bonne idée de voyager en train. Ainsi pour nous rendre aux sports d'hiver, à Paques 1974, nous sommes
partis avec nos bagages, nous avons attendu le train de nuit dans la salle d'attente de Versailles Chantiers, et
découverts les couchettes SNCF. Au petit matin, le train slalomait entre les montagnes enneigées.
Nous étions arrivés au pied de Val d'Isère, c'était aussi la route des vacances...
|
|
|
| |
| |
...en gare de Grenoble pour rejoindre Strasbourg
via Lyon. Sur cette relation (il faut employer le vrai langage SNCF) les TGV ne sont pas encore d'actualité,
et les trains utilisés sont des TER de Grenoble à Lyon et des GL (comprenez Grandes Lignes) de Lyon
à Strasbourg... Vers 10h00, j'attrape le TER en gare de Grenoble...
|
|
|
|
| |
| |
A cette heure, il y a peu de monde, mais aussi
peu de place pour mettre le vélo dans le TER car le fourgon vélo n'existe pas. Ce n'est pas grave,
je suis muni de ma sangle magique et j'accroche mon vélo au bout d'un wagon dans l'endroit non climatisé
où l'on stocke les bagages encombrants, comme les skis... et les vélos. Dans le wagon, la climatisation
fonctionne parfaitement. Le contraste avec la température extérieure est grand, voir même idéal
pour attraper mal avant la Diagonale... Ne voulant pas prendre de risque, je reste près de mon vélo,
la position debout étant idéale pour le surveiller lors du démarrage du train.
|
|
| |
Quelques instants après le départ,
le personnel de contrôle passe et il s'agit d'une contrôleuse au visage plutôt sympathique. Dans
ce cas, j'attache plus d'importance à l'expression de ce visage plutôt qu'au numéro figurant
sur la casquette comme on peut être tenté de le faire dans un TGV où le contrôleur en
veut à votre vélo qui est mal emballé... La contrôleuse me sourit, regarde le vélo
et repasse encore une fois. Cette fois-ci, elle me lance en passant:
|
|
| |
- Oh vous devriez vous asseoir, vous
n'allez pas rester debout! Ce n'est pas bon pour vos jambes, elles vont devoir pédaler...
|
|
| |
|
|
| |
Elle n'a pas tort mais la climatisation m'indispose
et je n'ai pas le temps de lui répondre, car elle disparaît dans le soufflet. Mais elle va repasser
encore une fois, et... je viens de découvrir que je suis en infraction, non pas à cause du vélo,
mais car j'ai tout simplement oublié de composter mon billet. Si je ne lui dis pas, elle m'infligera une
amende et je n'aurais rien à dire... C'est à Voiron qu'elle repasse et avant qu'elle ait le temps
de me parler, je me précipite vers elle (avec le billet bien entendu)... Je lui explique mon oubli, et elle
comprend, prend son stylo et annote le billet en ajoutant:
|
|
| |
- Je repasserai plus tard pour
le contrôle...
|
|
| |
Le voyage continue et à force de rester
debout à côté du vélo, je mesure les accélérations du train sans pouvoir
dire si le train est poussé ou tiré par la motrice. Je ferais peut-être mieux de m'occuper
une dernière fois de mon itinéraire du lendemain plutôt que de m'intéresser à
une babiole... Mais cela me travaille et la contrôleuse repasse une nouvelle fois, j'engage une nouvelle
fois la conversation:
|
|
| |
- Excusez-moi! J'ai une question! Savez-vous si nous sommes poussés
ou tirés par la motrice ?
|
|
| |
- (En souriant une nouvelle fois) Je n'en ai pas la moindre idée.
Je ne m'y connais pas en mécanique. On ne m'a jamais posé cette question...
|
|
| |
- Bon, ce n'est pas grave, c'était juste pour savoir...
|
|
|
|
| |
|
|
| |
| |
|
|
| |
La contrôleuse disparaît, le train
serpente entre les collines du Dauphiné, je reste debout à côté du vélo. Une
bonne demi-heure après le soufflet à côté duquel je me suis appuyé s'ouvre à
nouveau, et la contrôleuse apparaît derrière la porte. Cette fois-ci, c'est avec un grand sourire
qu'elle engage la conversation:
|
|
| |
- Monsieur, le machiniste vous invite dans sa cabine ! Venez !
|
|
| |
Vous imaginerez ma surprise en entendant ces
paroles! J'ai voyagé en train un certain nombre de fois, mais cette proposition, c'est bien la première
fois que je la reçois. Je réponds prudemment, l'air gêné et surpris:
|
|
| |
- C'est certainement interdit quand le train roule...
|
|
| |
- Non, non, pas spécialement...
|
|
| |
Etant quand même curieux de nature, je vais
timidement accepter mais laisser le vélo ici seul avant une Diagonale m'inquiète:
|
|
| |
- Je vous remercie bien mais je dois rester à côte
de mon vélo...
|
|
| |
- Ce n'est pas grave, prenez-le avec vous !
|
|
| |
|
Cette dernière phare ayant été
prononcée sur un ton impératif et gentil, je ne peux qu'accepter. Je libère le vélo
en desserant la sangle et nous voilà partis, à remonter le train vers la motrice, la contrôleuse
prenant soin de me tenir les portes à chaque soufflet. Je pose mon vélo dans le compartiment où
l'agent de contrôle est censé se reposer et elle m'ouvre la porte de la cabine. Plutôt que de
décrire mes sentiments à ce moment, je vous laisse découvrir le cliché...
Je fais connaissance avec le machiniste, une personne bien sympathique. Voici les hommes de l'ombre, ceux que l'on
ne voit jamais quand on prend le train, des gens humains, comme vous et moi. Il m'invite à m'asseoir, je
ne suis pas tellement rassuré car nous sommes à ce moment à grande vitesse et le virage arrive,
la peur soudain m'envahit car je vois la motrice dérailler. Cette impression est normale, ajoute le machiniste,
car je ne suis pas habitué à une telle vitesse...
|
|
|
|
| |
|
|
Après avoir répondu à
ma question première, nous sommes finalement tirés par la motrice, le machiniste m'explique à
quoi servent tous ces boutons, comment il doit réagir face aux différentes signalisations, au risque
de déclencher un klaxon qui fait trembler toute la cabine de pilotage...
Mais ce n'est pas tout! Le machiniste me prévient
que nous sommes lancés à pleine vitesse et nous allons changer de mode d'alimentation, d'alternatif
en continu! La démonstration est incroyable, le machiniste baisse les pantographes, et à un moment,
les caténaires changent d'aspect, il remonte les pantographes et le train poursuit sa route vers Lyon. Aucun
changement de régime n'a été remarqué...
Dans cette cabine de pilotage, la vision panoramique
m'a émerveillé. Quand nous sommes passagers, nous sommes habitués à voir le paysage
défiler sur le côté mais pas de face. La route des vacances est grandiose malgré les
vitres de la motrice qui semblent ne pas être souvent lavées. Décidément, rien n'est
parfait à la SNCF...
|
|
|
| |
|
|
Pendant notre discussion, le train roule à
130km/h, le machiniste me parle de la formation qu'ils reçoivent avec d'importants tests psychologiques.
J'apprends aussi que les trains sont achetés par les régions. Ensuite, c'est à la SNCF de
prévoir les moyens nécessaires pour les faire circuler... Evidement nous venons à parler du
transport de nos chers vélos. Mon interlocuteur ne comprend pas la politique de sa direction. C'est une
opinion qui contraste bien avec celles que l'on peut entendre dans les TGV ou aux guichets des gares.
|
| |
|
Nous voici maintenant bientôt arrivés
à Lyon Part Dieu, je remercie chaleureusement le machiniste en le prenant en photo, geste qu'il a accepté.
Cependant, je suis conscient qu'il n'est certainement pas autorisé aux voyageurs de séjourner dans
la cabine, c'est la raison pour laquelle la photo a été trafiquée par mes soins afin que mon
interlocuteur ne puisse pas être inquiété. En quittant le train, je retrouve sur le quai, la
contrôleuse que je salue une nouvelle fois... La première partie du voyage est finie, elle continuera
sur l'autre quai...
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
| |
Sur l'autre quai, le voyage continue mais
d'une autre façon, le quai est rempli de passagers qui attendent le train pour partir en vacances. C'est
la route des vacances pour tout le monde. Je dois néanmoins prendre garde au train qui m'emmène à
Strasbourg car le premier n'est pas le bon. En effet, il est suivi par un plus rapide un quart d'heure plus tard
qui a un fourgon. Alors, sur le quai A, je vérifie le numéro du train et je me dirige vers le tableau
de composition des trains pour savoir où sera placé le fourgon sur le train de 12h50. Il est à
préciser pour commercer que le train de 12h50 n'existe pas. En fait c'est 12h53, la différence de
trois minutes étant certainement expliquée par les horaires d'arrivée et de départ
du train en gare. Oui, la SNCF offre quand même trois minutes pour permettre aux voyageurs de charger leurs
effets dans le train. Par contre, ce qui ne change pas, c'est bien le numéro du train et je décide
de me référer dorénavant à celui-ci. Je trouve la composition du train de 12h53, pardon
du train 4374, mais il est dépourvu de fourgon(s) sur ce tableau. L'inquiétude me gagne. Comment
vais-je m'installer dans ce train avec autant de monde et où vais-je charger mon vélo? Je regarde
autour de moi, il n'y a aucun agent SNCF parmi la foule multicolore des vacanciers. Soudain, une personne habillée
d'un maillot bleu apparaît avec une valise à roulettes. Elle n'a pas de casquette mais elle me regarde,
l'homme se rapproche de moi, je n'ai rien à perdre, je me risque...
|
|
| |
|
|
| |
- Bonjour, excusez-moi! Sur la composition
du 4374, je ne trouve pas le fourgon pour les vélos...
|
|
| |
- Vous êtes agent ?
|
|
| |
Je suis étonné de cette question
déguisée sous une affirmation, je réponds:
|
|
| |
- Pourquoi me demandez-vous cela ?
|
|
| |
- Car vous parlez en utilisant les
numéros des trains !
|
|
| |
- Euh non, pas spécialement,
je fais juste du vélo et je cherche le fourgon pour y déposer ma bicyclette quand le train va arriver...
|
|
| |
- Normalement, c'est indiqué sur le panneau de composition
des trains, mais il est possible qu'il ne soit pas à jour. Ca arrive souvent vous savez...
|
|
| |
- Ah bon, non pas spécialement...
|
|
| |
Effectivement, devant le panneau de composition
des trains, nous confirmons qu'il semble ne pas y en avoir. Mon interlocuteur est plus intrigué depuis quelques
secondes par mon vélo que par le panneau certainement pas mis à jour. Il me demande où je
vais et le train n'est pas encore arrivé. C'est donc le moment idéal pour lui présenter les
Diagonales de France et lui dire que ces randonnées existent depuis 1930... Notre conversation se termine,
le train rentre en gare, par-dessus les têtes des voyageurs, j'essaye de repérer où va se trouver
le fourgon...
|
|
| |
Il y a un fourgon, je le vois, il arrive au milieu
du train et il ne s'arrête pas si loin de l'endroit où je me trouve. Nous ne sommes pas nombreux à
nous précipiter pour ce train, les autres voyageurs agglutinés préférant un train plus
moderne, le TGV qui les mènera à la capitale dans peu de temps. Je grimpe dans le train avec mon
vélo, je l'installe dans le fourgon, attaché contre la vitre avec la sangle et je me précipite
dans le premier compartiment où je pourrais surveiller la porte du fourgon. Il est justement à remarquer
que ces fourgons sont munis d'une porte avec une fermeture sécurisée mais les contrôleurs,
certainement débordés, préfèrent laisser la porte ouverte et les usagers se débrouiller
entre eux. D'ailleurs, on ne reparlera plus des contrôleurs, car jusqu'à Strasbourg, je n'en verrai
aucun...
|
|
| |
|
|
| |
Le premier compartiment est un emplacement
fumeur mais il n'y a personne, je m'y installe donc tout naturellement. Le train est encore en gare, j'écoute
les bruits de porte au fond du couloir qui pourraient annoncer la venue d'un éventuel fumeur qui choisirait
de s'installer ici près de moi... Ce bruit arrive, il est suivi par un homme d'âge respectable qui
avance lentement dans le couloir en regardant la porte du fourgon. Il arrive à l'entrée du compartiment,
que je me suis approprié. Il me regarde, entre dans le compartiment et va s'asseoir près de la vitre.
Il s'installe mais remarque le cendrier et le sigle "fumeur" apparemment ne lui plaît pas. Il se
relève, commence à reprendre ses affaires quand je prends conscience du rapport de force qui pourrait
s'installer entre nous deux non-fumeurs et un autre fumeur qui voudrait venir dans notre compartiment. Je lui fais
remarquer que je ne fume pas et qu'il peut rester dans ce compartiment. Effectivement, il semble rassuré
car il n'aime pas la fumée de cigarettes qui m'incommode aussi. Décidément, entre les climatisations
trop efficaces en été et la fumée de cigarettes, la seule position qui m'est recommandée
est certainement celle assise sur le vélo...
|
|
| |
|
|
| |
Le train est parti depuis quelques instants, nous
sommes tous les deux dans le compartiment et nous commençons à discuter... Cet homme retraité
habite dans les Vosges, vers Saint Dié. Mais il continue à travailler pour le compte d'une société
allemande en mettant à disposition des véhicules à des personnes qui les utiliseront ensuite.
Ainsi, ce matin, il est parti de très bonne heure de Strasbourg, pour aller porter une voiture à
Avignon. Il a ensuite pris le train d'Avignon à Lyon et le voilà maintenant, sur le chemin du retour.
Une fois arrivé dans la capitale alsacienne, il prendra le train en remontant la Bruche, en passant à
Schirmeck avant de rejoindre Saint Dié. A mon tour, je lui explique mon périple en précisant
que nos chemins seront les mêmes jusqu'à Schirmeck... Il avoue que la randonnée de Strasbourg
à Brest est intéressante, mais me demande de bien lui répéter l'heure à laquelle
je partirai de Strasbourg et si j'allais bien passer par le col du Donon en pleine nuit...
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
| |
| |
Au fil de notre discussion, le train s'élance
à grande vitesse dans la Bresse. J'imagine les paysages qui doivent défiler devant les yeux du machiniste
qui les garde bien pour lui. L'heure du pique nique est arrivée, une occasion pour prendre des forces en
pensant à la journée de demain...
|
| |
|
Pendant ces voyages, je fais confiance à des
plats que je connais, préparé par mes soins avant le départ. Je ne me risquerai pas à
goûter un sandwich SNCF avant de prendre le départ d'une Diagonale. Je me régale donc d'une
semoule de couscous fine aux raisins secs, de yaourts, d'une crème à la pistache agrémentée
de biscuits au chocolat sans oublier la banane. Retenez bien le nom de ce fruit, vous allez en entendre parler
par la suite, à moins que vous en soyez déjà écœuré après avoir suivi
mes derniers récits...
|
|
|
|
|
|
|
| |
| |
Peu de temps après le repas, la porte
du couloir s'ouvre à nouveau. Une dame de couleur apparaît, traînant avec elle ses effets. Elle
regarde notre comportement avant d'y entrer. Rapidement je l'aide à hisser ses affaires dans les filets,
le retraité la regarde, j'espère tout simplement qu'elle ne sortira pas de cigarettes. Elle cherche
dans son sac quelque chose, elle ne le trouve pas car son sac est mal rangé. Après quelques instants
de colère, elle attrape enfin son téléphone portable. Elle compose le numéro, elle
se lève en attendant la réponse de son correspondant pour atteindre le sac placé dans le filet.
Elle en tire une bouteille de bière, avant de s'asseoir. Le numéro semble ne pas répondre,
elle rapporte la bouteille près de sa bouche avant de la décapsuler d'un seul coup sec avec sa mâchoire
gauche. J'ai eu mal aux dents pour elle, finalement le numéro a répondu. Elle a expliqué qu'elle
était en danger et devait quitter la France dans les meilleurs délais. Tout au long de l'après
midi, elle va boire plusieurs bouteilles de bières qu'elle décapsule toujours de la même manière,
avec sa mâchoire gauche...
|
|
| |
L'après midi s'est passée alors
que le train poursuivait sa route. Par moment, le retraité et moi, nous nous sommes endormis, quelquefois
réveillés par les bruits secs occasionnés par le décapsulage des bouteilles de bière.
Cette dame est descendue à Mulhouse pendant que le train changeait de sens car en Alsace, les trains roulent
à droite. Vous ne la saviez peut-être pas, mais c'est un héritage des temps anciens...
|
|
|
|
| |
|
|
Sur le massif vosgien, les nuages abondent, masquent
de plus en plus les crêtes. Le temps se voile, les cyclos participant à la semaine fédérale
ne doivent pas avoir beau temps, mais si cela ne s'arrange pas, dans quelques heures, je vais goûter à
ce mauvais temps. Un nouveau bruit de la porte du couloir nous fait connaître une autre dame, plus sympathique
qui vient s'installer à côté de moi. Nous discutons du temps, justement, et elle confirme le
mauvais temps annoncé, surtout au Nord, sur le relief. Donc, c'est clair, la Diagonale sera arrosée...
Le train arrive finalement en gare de Strasbourg.
Devant la gare, après avoir cyclé quelques mètres avec mon vélo, une personne en scooter
me remarque. Elle me pose les questions habituelles à savoir combien de temps nous disposons pour aller
à Brest et m'encourage. Si elle vient à lire ce récit, je la remercie pour ses encouragements
mais je lui conseillerais volontiers de vérifier le moteur de son scooter ou de le jeter à la poubelle,
car il sentait vraiment mauvais... Soudain, sur la droite, l'hôtel de Police où je reviendrai cette
nuit...
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
Plus loin, en ville, je m'arrête dans
une boulangerie avant qu'elle ne ferme (en Alsace les magasins ferment tôt, c'est encore un héritage
des temps anciens) pour faire quelques emplettes. Il me faut en effet assurer le petit déjeuner vers minuit,
les gourmandises à grignoter avant d'escalader le Col du Donon...
|
|
Pour le repas de ce soir, je trouve une pizzeria
qui vend des tagliatelles à emporter. Un plat rêvé, que je déguste sur un banc le long
de l'Ill. Devant moi, quelques cygnes se laisser bercer sur la rivière tranquille et au loin, sur les terrasses
des appartements, des Alsaciens dînent sans bruit... Tout ce monde tranquille ne semble avoir aucun souci.
Ils vont passer une bonne nuit...
|
|
Ma nuit à l'hôtel est agitée.
Il fait chaud mais dans une chambre voisine, c'est la soirée télé. Je ne sais pas s'il est
question de foot ou d'autres choses. Alors vers 22h00, ne pouvant dormir, j'enfile mon cuissard pour aller leur
demander de baisser le volume. Je découvre cinq hommes entassés dans une chambre en train d'écouter
la télé sans la regarder. L'objectif est atteint, je m'endors dans la chambre pour peu de temps...
|
|
|
|
| |
|
|